Le Kobido

Le kobido, « voix traditionnelle de la beauté » Le kobido est une branche de l’anma, une thérapie traditionnelle du massage japonais.

Le Kobido

Le kobido, « voix traditionnelle de la beauté » Le kobido est une branche de l’anma, une thérapie traditionnelle du massage japonais.

L’origine du kobido remonte à la Chine, il y a près de 7 000 années. Il a été développé et introduit au Japon vers le début du Ve siècle après J.-C.

Le mot anma signifie « presser et frotter ». C’est une technique utilisée pour restaurer un équilibre physique et mental. L’expérience kobido a été créée en 1472 au Japon. L’impératrice demandait un soin particulier pour maintenir sa beauté, d’où la création d’un traitement spécifique. Cet art était considéré comme un traitement exclusif pour la famille impériale. Les techniques des plus anciennes thérapies, dénommées kamo, remontent au VIIe siècle.

Le kobido, « voix traditionnelle de la beauté », est ainsi un rituel ancestral de beauté et de bien-être. Il convient d’installer la personne massée avec un coussin sous les genoux et une couverture, de créer une atmosphère asiatique et une musique feng shui, en harmonie énergétique avec les cinq éléments.

Guidé par les arts énergétiques orientaux, le praticien sent les mouvements subtils de l’énergie. Appelé aussi massage facial japonais, le kobido est destiné à assurer la jeunesse du visage. C’est un mélange harmonieux de lissages et de pressions qui vise à procurer détente et relaxation, à fluidifier la circulation énergétique et sanguine du visage mais aussi de tout l’organisme. Il permet de libérer les tensions musculaires dans le but de rendre sa souplesse et son élasticité à la peau. C’est un véritable soin de beauté, un lifting naturel. Il s’agit d’assouplir, relaxer et de détendre les muscles des épaules, du visage et du cou, d’éliminer les blocages énergétiques.

La pratique se compose de trois phases, chaque mouvement étant répété trois fois : la phase relaxante est constituée de manœuvres d’effleurages qui permettent de prendre contact avec la personne, par les polarités sur les articulations, l’harmonisation, le centrage, le temps du retour à soi, des balayages, puis le pas de chat avec le « mouvement universel » : l’ouverture des mains sur les côtés pour glisser et pénétrer vers les trapèzes et les cervicales. Après ce lâcher-prise et ce lissage, la première phase se termine avec deux serviettes chaudes, l’une au-dessus du nez et couvre tout le visage du haut, et l’autre dessous.

La phase myoliftante est inédite et exclusive de ce protocole anti-âge. Elle consiste à tonifier et stimuler différents muscles du visage, du cou et du décolleté. Avec le passage à l’huile de rose, cette étape commence toujours par les trapèzes puis les lissages, les pincements et la tonification…

La rotation par digito-pression sur les tempes a un effet magique. Puis, les étirements sur le visage avec la talonnade sur le front : la main pivote sur le front et l’allonge avec un effet lifting immédiat. Ce geste procure une immense détente. Du front à l’arrondi du visage, mains de chiffons et mains fermes alternent, puis glissent le long du visage et se terminent par un patinage avec le majeur et l’index d’une main, et des petits pincements très rapides avec l’autre main sur le contour du visage.

C’est le kobido ! La technique est très efficace, le visage est «repulpé», rehaussé. La phase énergisante se termine, de nouveau, par des serviettes chaudes sur le visage.

La troisième phase est la phase drainante et énergétique du shiatsu, « pression du doigt » : des petites pressions s’exercent sur les points d’acupuncture à partir du haut du crâne et du front, comme un pompage avec les pouces, ce qui permet d’équilibrer l’énergie du corps. Les trajets des méridiens sont parsemés de points d’acupuncture et certains de ces points se situent dans le haut du corps : intestin grêle, gros intestin, triple réchauffeur, estomac, vésicule biliaire…

Le praticien exerce une pression, en se servant de tout son corps, avec ses index au niveau du troisième œil, des sourcils, des tempes, des yeux, du nez, des narines, lèvres et mentons.

Puis mouvements de « pianotage » avec les doigts et palming des yeux et des oreilles avec les mains en coque.

Le massage se termine avec des compresses d’eau de rose immortelle sur les yeux et une brumisation en eau florale sur tout le visage.

Le visage est transformé́, le front est allongé, le bas du visage est hydraté et rajeuni.

Source

Par  Hélène AUROUZE / paru dans La Massagère / Numéro 15 / 2014.